La 5ᵉ édition de la Foire des Jeunes Entrepreneurs du Mali (FACEJ SUGU) s’est ouverte ce mercredi 23 septembre 2026 au Palais de la Culture de Bamako, sous la présidence de Madame Oumou Sall Seck, ministre de l’Entrepreneuriat National, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle. Prévue du 23 au 26 septembre, cette édition met en avant les opportunités d’affaires, la promotion des produits locaux, le réseautage et le développement d’un entrepreneuriat productif et durable.
Placée sous la tutelle du ministère de l’Entrepreneuriat National, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, en partenariat avec les Ambassades du Danemark et des Pays-Bas, la rencontre est organisée par le Fonds d’Appui à la Création d’Entreprises par les Jeunes (FACEJ II) et mise en œuvre par le consortium PROMAN – ACK International.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence de Madame Sira Diawara Nordmann, invitée d’honneur, venue de Genève à la tête d’une importante délégation.
Dans son intervention, la ministre a présenté le FACEJ SUGU comme un espace où se rencontrent « l’idée et le marché, le talent et l’opportunité, la créativité et la création de valeur ». Elle a également souligné son rôle dans l’apprentissage, le réseautage, la promotion des produits locaux, la mise en relation et la construction de partenariats.
Au-delà de ces dimensions, Madame Oumou Sall Seck a estimé que cette foire offre à la jeunesse malienne l’occasion de contribuer à la construction du Mali de demain, tout en se positionnant comme une force du Mali d’aujourd’hui.
Selon la ministre, la formation, le financement et l’accompagnement des jeunes entrepreneurs constituent des axes importants de l’action du Gouvernement et de ses partenaires, notamment pour renforcer le capital humain et favoriser l’émergence d’un entrepreneuriat productif et durable.
Elle a également fait référence à la Vision Mali Kura 2063, dont la mise en œuvre doit notamment contribuer au renforcement de la souveraineté économique à travers la formation des jeunes, la consommation des produits locaux, l’amélioration de la compétitivité des entreprises et leur développement au-delà des frontières.
Vers une véritable dynamique de chaînes de valeur
Madame Oumou Sall Seck a appelé à passer progressivement d’une logique d’activités économiques isolées à une véritable dynamique de chaînes de valeur, réunissant producteurs, transformateurs, prestataires, financiers, distributeurs et consommateurs autour de la création de richesses ancrées dans les territoires.
« C’est là tout l’enjeu de l’entrepreneuriat que nous voulons promouvoir : un entrepreneuriat productif, innovant, responsable et créateur de valeur », a-t-elle déclaré.
S’adressant aux jeunes entrepreneurs présents à cette 5ᵉ édition, la ministre les a invités à présenter leurs produits avec fierté, à aller à la rencontre de leurs clients, à conquérir de nouveaux marchés, à développer leurs réseaux, à partager leurs expériences et à rechercher des partenaires.
Elle les a toutefois exhortés à rester attachés aux fondamentaux d’un entrepreneuriat durable, notamment la qualité, la discipline, la formation continue, l’innovation, la connaissance du marché et la capacité à répondre aux besoins réels des consommateurs.
Les innovations de cette 5ᵉ édition
La ministre a réaffirmé l’engagement de son département et de ses partenaires à poursuivre les efforts en faveur de l’amélioration de l’environnement entrepreneurial et du renforcement des dispositifs d’accompagnement de l’écosystème malien.
Elle a notamment salué les innovations de cette édition, parmi lesquelles la mise en place du Grin des femmes entrepreneures et la promotion de l’entrepreneuriat vert à travers le Village des Technologies Vertes – Green Tech City.
L’entrepreneuriat féminin occupe également une place particulière à travers le choix de Madame Sira Diawara Nordmann comme invitée d’honneur. Venue de Genève avec une importante délégation, elle aura l’occasion de rencontrer les participants, de découvrir leurs produits et d’échanger avec eux sur leurs projets, leurs priorités et leurs perspectives.
Enfin, la dimension territoriale du FACEJ II a été mise en avant. Elle permet de présenter des initiatives issues de différents territoires du Mali et de mettre en lumière, selon la ministre, « un Mali qui entreprend, qui innove et qui crée », aussi bien dans les villes que dans les campagnes.
Abdoulaye Maïga









