Bujumbura/Kinshasa, 1er juillet 2026 – Le Burundi et la République démocratique du Congo (RDC) franchissent une nouvelle étape dans le renforcement de leur coopération transfrontalière. À compter de ce mercredi 1er juillet 2026, un nouveau laissez-passer est officiellement entré en vigueur au poste frontalier de Gatumba-Kavimvira, conformément à l’accord de coopération signé le 29 avril dernier à Kinshasa entre les autorités des deux pays.
Selon les autorités migratoires, ce nouveau document vise à simplifier les formalités de passage pour les populations vivant de part et d’autre de la frontière, notamment les petits commerçants, les riverains et les voyageurs réguliers. Il prend la forme d’un jeton électronique sécurisé et gratuit, baptisé « Jeton de Visite Transfrontalière » du côté congolais et « Ujirani Mwema » (« Bon Voisinage » en swahili) du côté burundais.
Le Commissaire général de la Police de l’air, des frontières et des étrangers (PAFE) du Burundi, Maurice Mbonimpa, a confirmé que désormais, la circulation à la frontière terrestre entre Gatumba et Kavimvira se fera exclusivement sur présentation de ce nouveau laissez-passer, dans les deux sens.
Au-delà de la simplification des contrôles, l’accord prévoit également l’aménagement de couloirs spécifiques destinés aux personnes vulnérables, notamment les femmes enceintes, les mères accompagnées de jeunes enfants, les personnes malades ainsi que d’autres voyageurs nécessitant une prise en charge prioritaire. Cette mesure vise à rendre le passage frontalier plus fluide, plus rapide et plus respectueux de la dignité des usagers.
Cette réforme est particulièrement attendue par les milliers de commerçants transfrontaliers dont les activités dépendent des échanges quotidiens entre le Burundi et l’est de la RDC. Après plusieurs mois marqués par des perturbations sécuritaires et la fermeture temporaire de la frontière, l’entrée en vigueur de ce nouveau système est perçue comme un levier important pour la relance du commerce local et le renforcement des liens économiques entre les deux pays.
Les autorités des deux États espèrent que cette initiative contribuera à faciliter la libre circulation des personnes tout en renforçant la sécurité aux postes frontaliers grâce à un système d’identification modernisé et harmonisé.









