Le vice-président de la Guinée équatoriale, Teodoro Nguema Obiang Mangue, a qualifié d’« illégale » la décision de la France de mettre aux enchères l’immeuble abritant l’ambassade équato-guinéenne à Paris, situé avenue Foch.
Dans un message publié sur le réseau social X, il estime que cette vente viole le droit international et l’immunité diplomatique, affirmant que ce bâtiment appartient à l’État équato-guinéen. Il a averti que toute mesure visant à expulser les diplomates ou à empêcher l’utilisation des locaux entraînerait des représailles, pouvant aller jusqu’à l’expulsion des diplomates français de Malabo et une rupture des relations diplomatiques.
Cet immeuble est au cœur de l’affaire dite des « biens mal acquis ». La justice française l’a définitivement confisqué après la condamnation de Teodoro Nguema Obiang Mangue pour blanchiment de fonds issus de la corruption. La France prévoit de vendre le bâtiment et d’affecter le produit de la vente à des projets destinés à la population équato-guinéenne.
Les autorités de Malabo contestent cette décision, soutenant que le bâtiment constitue une représentation diplomatique protégée par le droit international.
Abdoulaye Maïga








