Alors qu’il s’apprêtait à participer à la première Coupe du monde de sa carrière, l’arbitre somalien Omar Artan a été contraint de renoncer à la compétition après avoir été refoulé à son arrivée aux États-Unis.
Sélectionné parmi les officiels retenus pour la Coupe du monde 2026, Omar Artan a été intercepté à l’aéroport de Miami malgré la possession d’un visa diplomatique. Les autorités américaines l’ont interrogé pendant près de onze heures en raison de soupçons de liens avec des groupes terroristes avant de lui refuser l’entrée sur le territoire et de l’expulser.
À la suite de cet incident, la FIFA a décidé de l’écarter de la compétition. Toutefois, l’instance dirigeante du football mondial a choisi de maintenir l’intégralité des indemnités auxquelles l’arbitre somalien avait droit, comme s’il avait effectivement participé au tournoi.
Selon plusieurs sources, Omar Artan devrait ainsi percevoir l’ensemble des montants prévus pour les arbitres sélectionnés à la Coupe du monde. Les chiffres définitifs seront connus à l’issue de la compétition.
D’après le quotidien britannique The Times, chaque arbitre retenu pour le Mondial bénéficie d’une prime de participation estimée à environ 86 000 euros. À cette somme s’ajoutent des indemnités versées pour chaque rencontre dirigée, comprises entre 2 500 et 4 500 euros lors de la phase de groupes, et pouvant atteindre près de 9 000 euros pour les matchs à élimination directe.
Par cette décision, la FIFA entend éviter que l’officiel somalien ne soit pénalisé financièrement pour une situation indépendante de sa volonté, alors même qu’il avait été officiellement sélectionné pour prendre part à la compétition.









