La justice guinéenne a rendu son verdict dans l’affaire du viol collectif de Mandiana, qui avait suscité une vive indignation après la diffusion de vidéos sur les réseaux sociaux.
Le jeudi 30 juillet 2026, le tribunal criminel de Mandiana a condamné Moussa Condé, âgé de 19 ans, à 15 ans de réclusion criminelle et au paiement d’une amende de 700 millions de francs guinéens pour son implication dans le viol collectif de trois mineures.
Les faits remontent au mois d’avril 2026 à Djoma-Balandougou, dans la préfecture de Mandiana. La publication des vidéos liées à cette affaire sur les plateformes numériques avait provoqué une forte émotion au sein de l’opinion publique et relancé le débat sur la lutte contre les violences sexuelles faites aux enfants.
À la barre, Moussa Condé a reconnu avoir participé aux faits, tout en niant être l’auteur de la diffusion de la vidéo devenue virale. Il était poursuivi pour viol ainsi que pour enregistrement et diffusion d’images à caractère pornographique impliquant une mineure.
Le procureur de la République près le tribunal de Mandiana, Abdoulaye Soumah, avait requis une peine de 20 ans de réclusion criminelle assortie d’une amende d’un milliard de francs guinéens. De son côté, la défense avait plaidé la clémence en mettant notamment en avant le jeune âge de l’accusé.
Après examen du dossier, les juges ont finalement prononcé une peine de 15 ans de réclusion criminelle et une amende de 700 millions de francs guinéens.
Le parquet s’est félicité de cette décision, estimant qu’elle constitue un signal fort dans la lutte contre les violences sexuelles. Il a également indiqué ne pas envisager de faire appel.
Deux autres accusés doivent encore comparaître devant le tribunal criminel pour enfants pour répondre des mêmes faits. Un autre suspect présenté comme l’un des principaux mis en cause reste, quant à lui, en fuite.
Fatoumata Camara, stagiair









