La rapporteuse spéciale de l’ONU sur les droits des Palestiniens, Francesca Albanese, a été retirée par les États-Unis de leur liste des ressortissants spécialement désignés, selon le site du département américain du Trésor consulté mercredi.
Cette décision intervient après qu’un juge fédéral a suspendu, la semaine dernière, les sanctions prises par l’administration de Donald Trump contre la juriste italienne, estimant qu’elles violaient ses droits garantis par le Premier amendement de la Constitution américaine.
Le juge fédéral Richard Leon a accordé une injonction préliminaire contre ces sanctions, considérant que l’administration Trump cherchait à restreindre la liberté d’expression de Francesca Albanese en raison « des idées ou du message exprimé ».
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio l’avait accusée de mener une « campagne de guerre politique et économique » contre les États-Unis et Israël, après la publication d’un rapport mentionnant plusieurs entreprises accusées de faciliter l’occupation israélienne des territoires palestiniens, dont Microsoft, Alphabet, Amazon et Palantir Technologies.
Les sanctions américaines lui interdisaient notamment l’entrée sur le territoire américain, l’accès au système bancaire des États-Unis ainsi que toute activité commerciale avec des entités basées dans le pays.
Henriette Keïta









