La mendicité, malgré son interdiction, elle prend de plus en plus de l’ampleur à Bamako.
De nos jours, il est très difficile voire impossible de se promener dans les rues de la capitale malienne sans croiser un enfant mendiant.
Autrefois, ce sont les garçons qui pratiquaient la mendicité, mais aujourd’hui, les jeunes filles s’y adonnent également.
Ce phénomène devient inquiétant pour les Maliens.
“Nous venons chercher l’argent les matins et à midi on rentre à la maison pour pouvoir manger avec cet argent. J’aimerais partir à l’école mais mes parents n’ont pas les moyens”, a indiqué Kadiatou Traoré, une mendiante.
Selon Brema Ely Dicko, sociologue, les facteurs socio-économiques,culturels et religieux sont en grande partie les causes qui expliquent cette ruée de certaines jeunes filles vers la mendicité.
Pour certaines personnes, ce sont les parents qui favorisent cette pratique.
La mendicité des enfants, les parents ont une grande responsabilité la dans la mendicité, car les enfants n’ont pas beaucoup de besoins et ce sont les parents qui les poussent à le faire. Ces derniers ne travaillent pas, et ils poussent leurs enfants à mendier et ces enfants courent beaucoup de danger, car ils sont sur les routes entre les motos et voitures qui peuvent les persécutés. Ils peuvent également être des bandits ou même des voleurs.
La mendicité des jeunes filles au Mali ne fait pas partie de nos cultures et traditions, selon les traditionalistes.
Le phénomène peut avoir de nombreuses conséquences sur les filles elles-mêmes, En voulant traverser les routes, elles peuvent être souvent renversées par les motocyclistes.
En dehors de nos cultures et traditions, la religion musulmane condamne également la mendicité des filles.
Selon la loi numéro 01-079 du 20 août 2001 portant code pénal, « l’article 183 stipule que toute personne valide et majeure qui aura été trouvée mendiant sur la voie publique sera punie de 15 jours à 6 mois d’emprisonnement ». Dans le même élan, celui qui incite à la mendicité risque une peine de 3 mois à 1 an d’emprisonnement.
De plus, selon l’article 184 du code pénal, tout mendiant qui sera surpris avec des moyens de commettre des délits de vol ou autres, ou qui tentera de pénétrer dans la maison des gens, sera passible de 6 mois à 5 ans d’emprisonnement.
Malgré l’existence de ces instruments, la mendicité reste encore une réalité au Mali.
Diaminatou KOTE









