Dans plusieurs quartiers à Bamako, les habitants multiplient les actions d’assainissement autour des concessions. Le nettoyage des cours, l’évacuation des eaux usées et l’élimination des déchets sont devenus des réflexes pour limiter la présence des moustiques responsables du paludisme.
« Nous faisons régulièrement le nettoyage autour de la maison et nous veillons à ce que les enfants dorment sous les moustiquaires imprégnées », explique Maï Diarra une habitante.
Au-delà de la lutte contre les moustiques, la population insiste également sur l’importance de l’hygiène. Le lavage des mains avec du savon, la consommation d’eau potable et la bonne conservation des aliments sont des pratiques adoptées pour réduire les cas de diarrhée et autres infections.
Les parents accordent aussi une attention particulière aux enfants, souvent plus vulnérables pendant cette période. Certains privilégient les consultations rapides dans les centres de santé dès l’apparition des premiers symptômes, afin d’éviter les complications.
Pour les agents de santé, la prévention reste le meilleur moyen de limiter la propagation des maladies saisonnières. Ils recommandent notamment l’utilisation correcte des moustiquaires imprégnées, la vaccination selon les programmes établis, ainsi que le recours aux soins dès les premiers signes de maladie.
Malgré ces efforts, des défis demeurent, notamment l’accès à l’eau potable, l’insalubrité dans certains espaces et le manque d’information dans certaines communautés. La sensibilisation reste donc essentielle pour permettre à chacun d’adopter les bons comportements pendant toute la saison des pluies.








