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Madagascar : une grève des taxi-be paralyse une partie des transports à Antananarivo

La circulation a été fortement perturbée ce mardi 23 juin à Antananarivo, où une grève lancée par une partie des transporteurs de taxi-be a entraîné de longues files d’attente dans plusieurs arrêts de la capitale malgache et de sa périphérie. Dès les premières heures de la matinée, de nombreux usagers se sont retrouvés sans moyen de transport, compliquant les déplacements vers les lieux de travail, les établissements scolaires et le centre-ville.
À l’origine de ce mouvement de protestation, les responsables de coopératives et les transporteurs dénoncent le retour de « sanctions et d’amendes excessives » imposées par la Direction des transports et de la mobilité urbaine (DTMU) au sein de la Commune urbaine d’Antananarivo. Pour exprimer leur mécontentement, plusieurs manifestants se sont rassemblés devant l’hôtel de ville, brandissant des banderoles pour réclamer une révision des mesures qu’ils jugent pénalisantes.
Toutefois, la grève n’est pas suivie par l’ensemble du secteur. Les lignes nationales et régionales poursuivent normalement leurs activités, tandis que certaines coopératives opérant dans les zones urbaines et suburbaines ont également décidé de maintenir leurs services. Malgré cela, quelques incidents ont été signalés. Des bus de la ligne 172, dont les conducteurs avaient retiré leurs plaques afin de continuer à transporter des passagers, ont été interceptés par des partisans de la grève.
Pour les habitants de la capitale, les conséquences sont immédiates. Face au manque de transports en commun, de nombreux usagers ont dû parcourir de longues distances à pied ou recourir aux taxi-motos, plus coûteux. « Je dois ramener mes enfants à l’école à Ankadimbahoaka. Normalement, je fais le trajet en 30 minutes. Aujourd’hui, cela m’a pris presque une heure », témoigne Jaona, motocycliste résidant à Iavoloha.
Cette mobilisation intervient dans un contexte particulièrement sensible, à quelques jours des célébrations de la fête de l’indépendance de Madagascar, prévues le 26 juin. La poursuite de la grève pourrait accentuer les difficultés de circulation et raviver les tensions entre les autorités municipales et les professionnels du transport, alors que la capitale se prépare à accueillir les festivités nationales.

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