Les premières pluies de l’hivernage ont commencé à tomber au Mali, notamment à Bamako. Comme chaque année, leur arrivée ravive les inquiétudes des populations, qui redoutent de nouvelles inondations et leurs conséquences sur les habitations, les infrastructures et la santé publique.
Malgré l’annonce par les autorités d’une vaste campagne d’assainissement, les résultats peinent encore à être visibles sur le terrain. Dans plusieurs quartiers de la capitale, les caniveaux demeurent encombrés de déchets, de sable et d’eaux stagnantes, faisant craindre des débordements dès les prochaines fortes pluies.
Les habitants redoutent particulièrement l’inondation des maisons, la dégradation des routes, la paralysie de la circulation et la montée des eaux dans les concessions. Cette année, de nombreuses familles expriment une inquiétude particulière pour la sécurité de leurs habitations.
L’une des principales préoccupations concerne le retard constaté dans les opérations de curage des caniveaux et des grands collecteurs de drainage. Pourtant annoncée depuis plusieurs semaines, cette opération reste peu perceptible dans de nombreux secteurs de Bamako. Le ministre de l’Environnement a pourtant annoncé un budget de plus de 3 milliards de francs CFA destiné à ces travaux préventifs.
À chaque pluie importante, le même scénario semble se répéter : eaux stagnantes sur les routes, ruissellements incontrôlés, débordements de caniveaux et montée rapide des eaux dans certaines zones d’habitation. Face à cette situation récurrente, de nombreux citoyens dénoncent un manque d’anticipation et estiment que les travaux de curage devraient être achevés avant le début de l’hivernage afin de garantir le bon fonctionnement des infrastructures de drainage.
Au-delà des risques d’inondation, les populations s’inquiètent également des conséquences sanitaires liées aux eaux stagnantes. La prolifération des moustiques favorise la recrudescence du paludisme, tandis que les mauvaises odeurs, les maladies hydriques et la dégradation du cadre de vie constituent d’autres préoccupations majeures.
Face à ces risques, les habitants lancent un appel aux autorités afin que des mesures urgentes soient prises pour accélérer les travaux d’assainissement et prévenir une aggravation de la situation au cours des prochains mois.
Alors que la saison des pluies ne fait que commencer, la population espère que les actions annoncées seront rapidement mises en œuvre afin d’éviter les drames observés lors des précédents hivernages.
Henriette Keïta









