Les sachets de nicotine ne peuvent plus être utilisés ni commercialisés en France à partir de ce mercredi 1ᵉʳ avril, conformément à une interdiction élargie visant plusieurs produits oraux contenant de la nicotine.
Une popularité croissante qui inquiète
Ces sachets sans tabac, récemment apparus sur le marché, se présentent sous forme de petits dispositifs insérés entre la lèvre et la gencive, permettant une diffusion progressive de nicotine. Leur popularité croissante, notamment chez les jeunes, a suscité l’inquiétude des autorités sanitaires.
En septembre, l’organisation Alliance contre le tabac — désormais connue sous le nom de Contre-Feu — avait qualifié cette interdiction de « mesure cruciale pour protéger les jeunes et contrer les stratégies pernicieuses d’une industrie qui prospère sur le marché de l’addiction, au détriment de la santé publique ».
Des alertes sanitaires préoccupantes
Les autorités se sont également appuyées sur les alertes de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). Une augmentation significative des signalements auprès des centres antipoison a été observée, notamment en lien avec ces produits.
Une attention particulière est portée aux cas d’intoxication touchant les enfants et les adolescents, considérés comme les plus vulnérables face à ces nouveaux modes de consommation.
Une stratégie globale de santé publique
Cette interdiction s’inscrit dans une stratégie plus large de lutte contre les nouvelles formes de consommation de nicotine, dans un contexte où les produits alternatifs au tabac se multiplient.
Henriette Keïta









