L’Iran affirme avoir instauré des droits de transit pouvant atteindre 2 millions de dollars pour certains navires traversant le stratégique détroit d’Ormuz.
Cette annonce a été faite par le parlementaire Alaeddin Boroujerdi, membre de la commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère. Selon lui, cette mesure traduit un « nouveau concept de souveraineté » exercé par Téhéran sur cette voie maritime clé, utilisée depuis des décennies pour le transport énergétique mondial.
Le détroit d’Ormuz est en effet un point de passage essentiel pour le commerce international, avec environ 20 millions de barils de pétrole et près de 20 % du gaz naturel liquéfié mondial qui y transitent quotidiennement en temps normal. Toutefois, depuis début mars, l’Iran en a restreint l’accès à la majorité des navires, bouleversant les flux commerciaux.
Cette situation a déjà entraîné une hausse significative des coûts du transport maritime et des assurances, ainsi qu’une flambée des prix du pétrole sur les marchés internationaux, alimentant les inquiétudes sur l’économie mondiale.
Cette mesure s’inscrit dans un contexte de tensions accrues dans la région, après l’offensive lancée le 28 février par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Depuis, les échanges de frappes et les menaces de représailles se multiplient, affectant non seulement la sécurité régionale, mais aussi les routes commerciales internationales.
Face à cette escalade, les observateurs redoutent une perturbation durable du trafic dans le détroit d’Ormuz, avec des conséquences directes sur l’approvisionnement énergétique mondial et la stabilité économique.
Abdoulaye Maïga
Source : Anadoly Agency








