L’Iran a averti dimanche que toute attaque visant ses installations entraînerait des représailles majeures à l’échelle régionale.
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Qalibaf, a déclaré que les infrastructures énergétiques et critiques de toute la région seraient désormais considérées comme des « cibles légitimes » en cas d’agression contre son pays. Il a également prévenu que ces installations pourraient être « détruites de manière irréversible », avec pour conséquence une hausse durable des prix du pétrole.
Cette mise en garde intervient après un ultimatum lancé par le président américain Donald Trump, exigeant la réouverture du détroit d’Ormuz sous 48 heures, faute de quoi des frappes pourraient viser les infrastructures iraniennes.
De son côté, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a affirmé que Téhéran ferait preuve de « zéro retenue » en cas d’attaque.
Depuis début mars, l’Iran a de facto fermé le détroit d’Ormuz, un passage stratégique par lequel transitent environ 20 % du commerce mondial de pétrole et une part importante du gaz naturel liquéfié. Cette situation a déjà entraîné une flambée des prix de l’énergie et ravivé les inquiétudes sur l’économie mondiale.
Cette escalade s’inscrit dans le prolongement des frappes menées depuis le 28 février par les États-Unis et Israël contre l’Iran, accentuant les tensions dans toute la région.
Abdoulaye Maïga
Source : Anadoly Agency








