La campagne électorale pour l’élection présidentielle du 25 octobre 2025 en Côte d’Ivoire a officiellement débuté ce vendredi, dans un climat marqué par de fortes tensions politiques. Le président sortant, Alassane Ouattara, âgé de 83 ans, se lance dans la course pour un quatrième mandat sous la bannière du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP). Il affrontera quatre autres candidats retenus par le Conseil constitutionnel parmi soixante postulants : l’ancienne première dame Simone Éhivet Gbagbo du Mouvement des Générations Capables (MGC), Jean-Louis Billon du Congrès Démocratique, Ahoua Don Mello, candidat indépendant, et Henriette Lagou Adjoua du Groupement des Partenaires Politiques pour la Paix (GP-PAIX).
Le lancement officiel de la campagne du président Ouattara est prévu pour le samedi 11 octobre à Daloa, dans le sud-ouest du pays, bastion historique de l’ancien président Laurent Gbagbo. Ce même jour, l’opposition regroupée au sein du Front commun PPA-CI/PDCI a annoncé une grande marche à Abidjan pour dénoncer le processus électoral. Cependant, cette manifestation pourrait être annulée, car elle coïncide avec la période de la campagne présidentielle, soumise à des règles strictes édictées par la Commission électorale indépendante (CEI).
Le président de la CEI, Ibrahime Coulibaly-Kuibiert, a rappelé que les candidats sont autorisés à organiser des réunions publiques, apposer des affiches et diffuser leurs messages de campagne, à condition de respecter la loi. Il a également insisté sur l’interdiction des véhicules administratifs à des fins politiques, des propos diffamatoires ou incitant à la haine, au tribalisme ou au racisme. En toile de fond, la CEI et le Conseil constitutionnel sont appelés à garantir la transparence et la légitimité d’un scrutin crucial, censé consolider la démocratie ivoirienne et permettre aux citoyens de choisir, en confiance, le président qui dirigera le pays pour les cinq prochaines années.









