À Bamako, le gorontoula, surnommé le « chewing-gum africain », connaît depuis quelque temps un véritable engouement, notamment auprès des femmes et des jeunes filles. Réputé dans les pharmacopées traditionnelles pour diverses vertus, ce fruit est devenu très recherché sur les marchés de la capitale, notamment au Grand Marché de Bamako.
Originaire d’Afrique de l’Ouest, le gorontoula, également appelé « fruit de la femme », est traditionnellement consommé frais, séché ou réduit en poudre. Il est aussi intégré à certaines préparations à base de plantes.
Au Grand Marché de Bamako, cette popularité contribue à dynamiser l’activité des vendeurs. Boubacar Camara, commerçant spécialisé dans la vente de gorontoula, témoigne de l’importance de la demande, particulièrement chez les femmes.
Selon Issa Koné, également vendeur de gorontoula, le produit se vend à environ 10 000 francs CFA le kilogramme, tandis que le détail peut être proposé à 500 francs CFA pour quatre morceaux. Il affirme que certains commerçants peuvent écouler plusieurs kilogrammes par jour.
Au-delà de son image de « fruit de la femme », le gorontoula est également consommé par les hommes. Il peut être mâché directement ou utilisé dans différentes préparations traditionnelles.
Une consommatrice régulière, Bintou Goïta, partage son expérience et explique les raisons de son intérêt pour ce fruit.
Cependant, si le gorontoula bénéficie d’une forte réputation dans la médecine traditionnelle, les vertus qui lui sont attribuées ne doivent pas être confondues avec des propriétés médicales scientifiquement établies.
Entre traditions, nouvelles habitudes de consommation et opportunités commerciales, le gorontoula s’impose ainsi progressivement comme un produit très recherché sur les marchés de Bamako.
Nana Kadidia KONÉ









