Chaque année, dès les premières pluies, le scénario se répète : rues transformées en rivières, caniveaux débordés, riverains piégés chez eux ou contraints de rejoindre leur travail. Cette année encore, nous assistons aux même situations.
Sur plusieurs axes, l’eau monte parfois jusqu’aux genoux en quelques minutes seulement, rendant la traversée difficile, voire impossible. « La traversée de certaines routes devient particulièrement difficile pendant les pluies », témoigne Almamy Koromakan. Il pointe une conséquence directe et inquiétante : « Cette situation est à l’origine de plusieurs accidents et constitue un véritable danger pour les usagers de la route. »
Mais au-delà des infrastructures défaillantes, une partie du problème serait aussi à chercher du côté des habitudes citoyennes. C’est en tout cas l’avis de Saran Kanté, qui pointe du doigt l’incivisme ambiant, selon elle, les déchets jetés dans les rues et les caniveaux empêchent l’eau de s’évacuer normalement, aggravant mécaniquement les inondations.
Un constat que partage Mariam Diallo, pour qui la responsabilité ne peut reposer sur les seules autorités. « Les citoyens doivent également adopter des comportements responsables afin de préserver les caniveaux et contribuer à une meilleure évacuation des eaux de pluie », insiste-t-elle.
Curage des caniveaux, sensibilisation à la gestion des déchets, entretien régulier de la voirie. Les pistes de solution existent, mais leur mise en œuvre manque de coordination entre pouvoirs publics et population. En attendant, chaque nouvelle pluie continue de rappeler l’urgence d’agir.
Fatoumata Camara, stagiaire









