À l’heure où les réseaux sociaux occupent une place importante dans le quotidien des jeunes, leur utilisation à des fins criminelles suscite de vives inquiétudes. Face à cette menace, la justice malienne renforce sa riposte.
Le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a annoncé l’ouverture de poursuites judiciaires contre des réseaux impliqués dans la dépravation des mœurs, le détournement de mineurs et l’exploitation sexuelle d’enfants. Dans un communiqué publié le 29 juillet 2026, le Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, dénonce l’existence de groupes criminels opérant notamment via WhatsApp, TikTok et Snapchat.
Selon le communiqué, ces réseaux recruteraient des enfants âgés de 12 à 13 ans à des fins d’exploitation sexuelle et de pédopornographie. Ils organiseraient également des rencontres dans des maisons closes, des appartements meublés, des constructions isolées ainsi que dans certaines zones minières. Le ministre évoque aussi la consommation de substances prohibées et l’organisation de déplacements vers des sites miniers ou à l’étranger afin d’exploiter les victimes.
Le Garde des Sceaux rappelle que ces faits sont sévèrement réprimés par le Code pénal et peuvent également relever de la législation sur la cybercriminalité lorsque des images ou des vidéos sont enregistrées, diffusées ou partagées sur les réseaux sociaux.
Il appelle les parents, les éducateurs, les gérants d’établissements hôteliers, les bailleurs ainsi que l’ensemble des citoyens à faire preuve d’une vigilance accrue et à signaler tout fait suspect aux autorités compétentes.
Enfin, le ministre indique avoir instruit les procureurs, les juges de paix, les officiers et agents de police judiciaire de poursuivre avec la plus grande fermeté les auteurs, coauteurs et complices de ces infractions, afin de protéger les enfants et de préserver les valeurs de la société malienne.
Fatoumata Camara, stagiaire









