Actuellement, en ce début d’hivernage, c’est la saison de certains fruits sauvages comestibles, notamment la liane. A Bamako, elle est devenue le quotidien de plusieurs personnes qui la sollicitent grâce à son importance. Sa commercialisation est devenue de nos jours l’activité principale de plusieurs femmes.
La liane, ou le zaban (en bambara), est un fruit saisonnier très connu en Afrique subsaharienne, et au Mali. On le retrouve dans plusieurs régions du Mali.
Comme de nombreux fruits africains, ce fruit peut être consommé cru, assaisonné et même cuit, selon le goût du consommateur. Accompagné de sucre, le goût est excellent. Comme pour d’autres fruits africains, on peut également consommer les feuilles ainsi que les racines. Actuellement, le marché de Djikoroni Para est inondé par les vendeuses de ce fruit de saison.
« Tous les jours on est là, nous vendons tous les fruits saisonniers. Mais actuellement c’est la saison de la liane », a martelé Sira Fané une vendeuse détaillante du zaban au marché. Concernant le prix, elle ajoutera que la liane n’a pas de prix fixe. «Maintenant ses prix sont abordables qu’avant, les plus grosses sont vendues 3 à 5 à 200f, ça dépend de la qualité », a-t-elle expliqué.
Avant de dire que les lianes sont sollicitées car tout le monde les achète.
Avec plusieurs années d’expériences, Kadia Konaté, vendeuse grossiste de zaban, trouve toujours l’activité bénéfique malgré la rareté des clients. Contrairement aux vendeuses détaillantes, elle les vendent par chargement sinon par sac même aux femmes du marché qui les revendent pour avoir un bénéfice. Elle a avoué que ce métier lui a apporté énormément de choses.
« Moi j’aime beaucoup la liane, car je la consomme très souvent et puis je le consomme en ajoutant du sel et aussi du piment et parfois je le cuit pour l’amener à l’école », a souligné Awa Koné, amoureuse de liane.
Quant à Komba Bouaré, une vieille dame âgée d’une cinquantaine, trouve que cette année est dure que les précédentes en ce qui concerne le marché et la clientèle. « Chaque année nous commençons à vendre la liane en cette période jusqu’à la fin de sa saison », a dit Komba Bouaré. Elle ajoutera que ces fruits leur proviennent de koutiala , segou, malmninkala et aussi sidy. « Avant on pouvait acheter un sac à 15000f et maintenant c’est 12500f ou 10000f des fois sa vente est souvent bénéfique », a-t-elle révélé. Selon elle, elles peuvent vendre 1 à 2 sacs par jour et des fois il en reste.
Au Mali, le zaban fait partie des fruits de saison les plus sollicités pour son goût et ses bienfaits. Actuellement, ses consommateurs et les revendeuses se réjouissent de ce moment, car sa vente est une activité génératrice de revenus. Bien que certains disent qu’ils sont apparus un peu en avance par rapport aux autres années, les vendeuses parviennent quand même à se faire une place sur le marché.
Nana Kadidia KONE