Les autorités de la transition ont annoncé le dimanche 28 Janvier dernier dans un communiqué leur décision de se retirer de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Cette décision a été prise conjointement avec le Niger et le Burkina Faso.
A l’occasion de cette décision une mobilisation générale a été organisée le jeudi 01 février sur l’ensemble du territoire national pour soutenir cette décision jugée très utile par les trois peuples de l’alliance.
Ces pays justifient leur décision par les sanctions imposées par l’organisation sous-régionale à la suite des coups d’État militaires qui ont secoué ces pays entre 2020 à 2023. Ces sanctions, comprenant notamment l’embargo sur les échanges commerciaux, la fermeture des frontières et la suspension des relations diplomatiques. Ces décisions ont été vivement critiquées par les pays concernés, qui ont considéré qu’elles sont illégales et injustes.

Parmi la population malienne, cette décision est salutaire:«Nos autorités savent ce qui est bon pour nous , c’est pourquoi ils ont pris cette décision, et nous demandons au bon Dieu de nous guider sur le bon chemin, car la richesse de notre pays ne nous permet pas de nous soumettre aux autres pays . Si les anciens dirigeants avaient bien assumés leur rôles on n’allait pas se retrouver dans cette situation, mais hélas>>, a souligné Wally Keita citoyen. Avant d’ajouter que le Mali aurait dû quitter la CEDEAO depuis longtemps.
Contrairement à ceux qui soutiennent cette décision des autorités maliennes, pour sa part, Bamba, quant à lui regrette cette décision: « Concernant ce retrait je suis pour comme je suis contre à la fois , parce que j’ignore la raison exacte . Ils devraient nous expliquer au moins pourquoi ils veulent se retirer, s’il s’agit de nos ressources minières, est-ce que c’est la CEDEAO qui nous empêche de leur utiliser. Depuis avant notre indépendance ils ne cessaient de nous faire chanter . Même s’ils devraient quitter ce n’était pas le moment. Ils devraient nous montrer l’importance de nos ressources de quitter l’organisation.», a-t-il ajouté. Selon Drissa Doumbia, citoyen , ce retrait n’aura aucun problème sur le Mali, au contraire il nous permettra d’être nous même et d’être indépendant également. <<A mon avis l’organisation des élections ne dépend pas de la CEDEAO . Actuellement tous les maliens soutiennent cette transition . Donc nous voulons que le président de la transition abandonne l’armée et se présenter aux élections présidentielles pour mieux continuer son pouvoir>>, a-t-il précisé . Avant de confirmer que les élections peuvent bel et bien se faire car nous avons eu à faire le référendum avant la récupération de Kidal.

Après l’annonce des trois pays de l’Alliance des États du Sahel de se retirer de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le Président de la Commission de l’Union Africaine, Moussa Faki Mahamat, a exprimé son regret face à cette décision, appelant à la conjugaison de tous les efforts pour préserver l’unité indispensable de la CEDEAO et renforcer la solidarité africaine. A rappeler qu’une mobilisation générale a été organisée dans ses pays , le jeudi 1 février 2024 pour soutenir ce retrait de l’AES de l’organisation sous-régionale.
Nana Kadidia Koné