A l’angle des rues, au bord des routes principales, dans les marchés, le maïs grillé se vend à longueur de journée et porte la casquette de vedette actuellement presque partout à Bamako.
Au-delà de ses nombreuses vertus nutritionnelles, la commercialisation du maïs constitue une véritable source de revenu pour de nombreuses personnes, particulièrement des femmes. Celles-ci mettent la saison à profit: <<La vente de maïs m’a été très bénéfique, je nourris mes enfants avec , Dieu merci. Parmi tous les aliments que nous vendons le maïs nous rapporte beaucoup.>> a annoncé une vendeuse de maïs grillé.
Malgré que la saison des maïs bat son plein , certaines vendeuses se plaignent de leur approvisionnement. Selon elles, le maïs venu du village est plus bénéfique que ce de la ville.
<< Ce qui est difficile pour nous au cours de la vente ce sont les livraisons des maïs, le jour même où on les récolte c’est ce même jour qu’ils doivent être vendus. Sinon nous ainsi que les cultivateurs risquons beaucoup de pertes.>> a fait savoir Aïssata Diallo, une parmi les vendeuse de maïs.
Les maïs grillés se savourent présentement et la vente est plus facile pour Awa Sidibé.<< Les gens aiment beaucoup le maïs grillé. Ça commence à partir de 100fcf ou plus. Nous ne pouvons pas le vendre chèr car nous sommes près du marché des maïs. Mais ceux qui sont dans d’autres quartiers peuvent le vendre à 150 ou 200f car ils payent le transport. >>
Bien que la vente du maïs grillé soit présente partout, Salif Touré, un père de famille préfère l’acheter frais et le griller chez lui: <<J’achète le maïs parce que les enfants l’aiment. […] Acheter le maïs grillé à 150 ou 200f c’est trop pour nous. Nous pouvons le griller chez nous.>>
Dans cette période, de nombreux bamakois comblent leur petit creux avec le maïs. Grillés ou frais, les clients au contact du maïs ne manquent pas d’argument pour le grignoter notamment dans l’après midi.
Fatoumata A Traoré