Le slam est devenu l’art qui connaît de plus en plus l’adhésion des femmes au Mali. Il est actuellement l’un des moyens de communication les plus attractifs du public.
Depuis 2019, de groupe de slam purement féminin se crée, de part la création de Maralinké, Bamabi, Tri’Art et autres. Et toutes les slameuses de leur côté, contribuent à l’avènement de la paix et le vivre ensemble dans notre pays.
Le Mali est un pays qui connaît une crise multidimensionnelle depuis plusieurs années. Et les différentes slameuses ne sont pas restées en marge dans la lutte pour la résolution crises à commencer par l’insécurité:《 En tant que citoyen d’abord, nous devons tous apporter notre pierre à l’édifice. Nous en tant qu’artistes nous n’avons que notre art, notre parole et notre micro pour faire mieux pour que le Mali puisse bien avancer. Et si nous voyons des choses qui entravent cette évolution, comme la guerre et les conflits inter-ethniques ,nous n’osons pas à utiliser notre slam pour le mettre au service de la population 》a annoncé Fatsey slameuse, membre de Tri’Art. Cet avis se rejoint à celui de Oumou Mamadou Coulibaly slameuse membre également de Tri’Art qui a laissé entre que tout va de la parole 《 Seule la parole peut régler ce que l’arme n’a pas pu régler.》a-t-elle affirmé.
De leur Côté, le groupe Bamabi depuis sa création, elle s’est donné comme objectif s’impliquer dans la résolution des crises et l’égalité sociale. C’est pourquoi selon sed slameuse KC et générale slameuse, leurs différents textes sont répartis entre l’engagement des femmes dans la société, et la paix et la cohésion sociale.
Selon H2O, Slam Master, la force de jeunes slameuses est qu’elles sont rentrées dans le milieu du slam très vite et dans ce sens elles peuvent encore faire mieux :《 Récemment, avec l’appui d’un partenaire très important, nous sommes entrain de travailler avec huit slameuses à travers le Mali ,sur des sujets de recherches menées dans des zones dites zones rouges. Ces sujets concernent la sécurité, l’accès à l’école etc…》 a-t-il déclaré avant d’annoncer que chaque slameuse aura son propre spectacle à jouer dans ces zones de conflit et participe ainsi à ce que la paix revienne.
Au-delà de leur combat pour la paix, les slameuses s’engagent davantage tant sur le plan national qu’international pour défendre la cause des femmes et contribuer à sensibiliser la population en général sur presque tous les sujets.
Abdoulaye Maïga