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Bras de fer à l’université de Ségou: des enseignants et le personnel administratif dénoncent une gestion clanique de l’université

Depuis quelque temps, le torchon brûle entre le rectorat, le personnel administratif et les enseignants de l’université de Ségou sur la question de la gestion dudit établissement par le rectorat.

Selon des sources bien informées, c’est une véritable chasse aux sorcières qui est actuellement en cours à l’université de Ségou. Car plusieurs personnes ont été relevées de leurs fonctions de manière arbitraire, selon eux, sans aucune notification au préalable et d’autres se disent sur la liste. À cela, vient s’ajouter l’épineux problème des heures supplémentaires qui ont connu une réduction de 24 %. C’est dans le but de dénoncer ces agissements qui n’honorent guère l’école malienne que dans un message qui circule depuis un moment au sein de l’université de Ségou, le secrétaire général du SNESUP COULIBALY Mohamed dénonce entre autres le laxisme des gestionnaires de l’université de Ségou et leurs abus de pouvoir. En outre, il appelle ses collègues à une mobilisation sans faille et annonce des actions de riposte très fortes dans les jours à venir, afin d’obtenir des changements considérables.
Il est à noter que les heures supplémentaires sont des heures de travail effectuées au-delà de la durée légale de travail et ont été réglementées depuis 1979.
En somme, si ce torchon qui brûle actuellement entre le rectorat de l’université de Ségou, le personnel administratif et les enseignants venait à s’ajouter au retard des programmes engendrés par la situation sanitaire récente, il est clair que c’est l’année en cours qui risque même d’être fortement impactée. Par conséquent, les étudiants de l’université de Ségou qui sont les principales victimes de cette situation se pausent des questions quant à leur avenir qui de plus en plus semble problématique.
Ci-joint : le message du Secrétaire Général du SNESUP.
Mes salutations chers Camarades,
Les nouvelles ne sont pas bonnes. Notre Université agonise. Notre Université qu’on a vu naître, grandir et mûrir. Notre Université, que nous chérissons, est prise en otage. Nous assistons à des événements sans précédent. Depuis sa création en 2012, il n’y a jamais eu d’impayés d’heures supplémentaires. Hélas, nous serons privés d’au moins 20 % de nos heures supplémentaires cette année.
Chers Camarades, la peur et le découragement n’ont jamais aussi régné qu’aujourd’hui dans notre Université. La chasse aux sorcières semble être lancée, ou tous ceux qui ont une vision différente de celle du rectorat, doivent être abattus.
Chers Camarades, notre droit le plus absolu ; notre droit de pouvoir choisir nos porte-paroles ; notre droit syndical est confisqué par le rectorat.
Chers Camarades, le rectorat fait la sourde oreille à nos demandes d’audience comme il le fait avec les préoccupations du personnel.
Chers Camarades, nous avons tendu la main et ils nous ont coupé les doigts.
Chers Camarades, le bras de fer semble inévitable. Il sera rude. Nous y laisserons sûrement des bras, mais la victoire finale sera à nous. Sans aucun doute.
Chers Camarades, le rectorat ne semble comprendre que la force. Il nous a imposé la lutte ; alors, luttons, comme nos pères qui nous ont offert l’indépendance.
Chers Camarades, des actions de riposte sont prévues dans les jours à venir.
Chers Camarades, je vous souhaite une très bonne fête d’indépendance.Cordialement,
COULIBALY Mohamed, SG SNESUP-US.
Qu’on meure dans la lutte, qu’on meure sans lutter, nous mourrons.

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