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Mali: la vie chère, quand le manger devient un luxe

Manger un plat délicieux, c’est le souhait de toute famille. Mais pour que le repas soit doux, il faut en plus de la capacité de la cuisinière, des condiments nécessaires. Ces derniers temps, ces condiments et par ricochet les légumes ne sont pas accessibles à tout le monde du fait de la flambée de leur prix.

De nos jours, le marché de Bamako devient de plus en plus inaccessible, car chaque jour qui passe est un nouveau jour de la hausse des prix. Nous avons fait le tour du marché de Djikoroni para , elles sont nombreuses , ces mamans que nous avons rencontrées et qui se plaignent de l’augmentation du prix des légumes comme « la tomate , le poivron ,le chou ,l’aubergine,la gombo, la carotte etc…on n’en voit plus de nos yeux bref tout est cher. Alors comment bien manger dans ces conditions ?
Quant aux papas, ils sont appelés à augmenter les frais des condiments, car rares sont nos familles qui s’offrent le luxe d’un repas des protéines animales. Puisque la viande se fait rare dans nos marchés, alors ceux qui veulent se racheter avec le poisson se heurtent aux prix imposés par les grossistes.
C’était avant, qu’on pouvait voir le panier avec toutes les femmes ,maintenant, il s’est transformé en sachet, la cherté oblige.
Dans ce contexte économique de plus en plus difficile, on ne peut plus faire ce qu’on veut. Parce qu’il y a de nombreuses familles qui ne cherchent plus à manger à leur faim juste le minimum deux (2) ou une (1)fois par jour pour ne pas mourir nous évoque Mme koné Kadia koné.
Le commerçant Yacouba Sidibé, reconnaît que ces prix sont élevés néanmoins, il nous fait savoir,pourquoi les prix sont constamment à la hausse « je dois vous expliquer très clairement que cette hausse des prix ne dépend pas de nous. Seuls les grossistes qui viennent nous livrer en camion ont ce monopole. »
Bintou sissoko une vendeuse des légumes au marché de Djikoroni para regrette le fait qu’elle ait du mal à vendre en détail ses légumes, car souvent, elle vend en perte des fois. Elle nous avoue également qu’elle gagnait 10000 fcfa chaque jour en revanche maintenant, elle ne gagne que 5000 fcfa comme recette journalière.
Quant aux ménagères, elles sont désespérées puisque les belles-familles pensent qu’elles ne leur préparent plus de plats délicieux. Pourtant pour faire une bonne sauce et bien mangeable, il nous faut des condiments nécessaires. Quand les difficultés se pointent, on oublie la qualité pour penser à la quantité selon Fatoumata Touré.

La cherté des légumes est devenue une habitude au Mali, les prix grimpent ou baissent subitement. Tout est devenu cher dans le marché. Ils ont été nombreux pour lancer un appel à l’autorité malienne, pour lutter contre cette cherté anormale.

Nana Kadidia KONÉ

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