Le jeune de 19 ans Abdoulaye KEITA dit THIAM est tué dans la soirée du mercredi 21 juillet 2021 à lafiabougou, après une course-poursuite de la BAC brigade Anti-criminalité.
La famille de la victime Abdoulaye KEITA, selon elle, ne réclame que justice, justice rapide à tous ceux qui passent à la famille. Car ils sont nombreux, les politiciens, cadres, habitants du quartier, religieux à rendre visite à la famille du défunt en présentant leurs condoléances et appelant au calme. Le procureur de la commune IV l’a rassurée de mettre tout en œuvre pour que justice ait lieu dans cette affaire. Il a indiqué que les policiers de la patrouille ont tous été mis aux arrêts depuis les événements.
Cet incident regrettable et évitable a enragé plusieurs jeunes surtout ceux du quartier, Lafiabougou. Ils ont par plusieurs fois montré leur ras-le-bol et surtout leur soif de justice. A commencer par la nuit du mercredi 21 juillet, le lendemain jeudi et le lundi 26 juillet à la place de la CAN de Lafiabougou. Tout porte à croire que les esprits se calmeront quand l’affaire connaîtra un dénouement.
À rappeler que tout avait débuté en pleine célébration de la fête de tabaski dans la commune 4 de Bamako à lafiabougou. Un incident malheureux et évitable s’est produit dans les environs 23h. Une patrouille de la BAC poursuivait une voiture suspecte de marque Corolla S, couleur bleue, non-immatriculée et portant la plaque CH – 6448. Dans la foulée, la voiture en fuite renverse plusieurs motos dont celle de l’ami de Abdoulaye KEITA. Les membres du grin de la victime se presse à ses cheveux, les esprits s’échauffent, le conducteur incriminé réussit à prendre la fuite. Dans ce brouhaha, selon plusieurs témoins, un policier aurait dit à Thiam de quitter les lieux sous peine d’être tué par balle. Le jeune ayant refusé, le policier aurait mis en exécution sa menace, résultat : 3 balles à bout portant, la première à l’abdomen, la deuxième dans le mur et la dernière, sûrement la fatale, dans la poitrine. Abdoulaye KEITA ne s’en relèvera pas. Le défunt dort depuis le vendredi 23 juillet, dans le cimetière de Lafiabougou.
Aïchata DIAKITE