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Mali : jusqu’à 20 ans de prison dans l’affaire des parcelles de la zone aéroportuaire de Bamako

Le Pôle national économique et financier a rendu le lundi 26 octobre son verdict dans l’affaire portant sur l’attribution présumée illégale de parcelles dans l’emprise de l’Aéroport international Modibo-Keïta de Bamako-Sénou. Plusieurs anciens responsables municipaux ont été condamnés à des peines allant jusqu’à 20 ans de prison. Les sanctions financières prononcées dépassent 533 millions de FCFA.

L’affaire des parcelles situées dans la zone aéroportuaire de Bamako connaît une nouvelle étape judiciaire. Plusieurs anciens responsables municipaux ont été fixés sur leur sort par le Pôle national économique et financier, dans un dossier portant notamment sur des faits d’atteinte aux biens publics, de faux et d’attribution illégale de terrains dans l’emprise de l’aéroport de Bamako-Sénou.

Parmi les personnes condamnées figure Adama Sangaré, ancien maire du District de Bamako. Il a écopé de 10 ans de prison, tout comme Daha Keïta et Ibrahim Koïta. Souleymane Dagnon, ancien maire de la Commune VI du District de Bamako, a quant à lui été condamné à 20 ans de prison. Selon les informations communiquées, il est en fuite et fait l’objet d’un mandat d’arrêt.

D’autres prévenus, notamment A. A. Traoré, F. Samassékou et B. Komagara, ont été condamnés à 10 ans de prison, dont cinq avec sursis. En revanche, Sékou Keïta a été acquitté.

Au-delà des peines d’emprisonnement, la décision judiciaire prévoit également des sanctions financières importantes. Les condamnés doivent verser 483,9 millions de FCFA à l’État au titre des frais liés à la démolition des constructions concernées. À cette somme s’ajoutent 50 millions de FCFA de dommages et intérêts.

Le montant total de ces sanctions financières s’élève ainsi à 533,9 millions de FCFA, soit plus d’un demi-milliard de francs CFA.

Cette affaire met en lumière les enjeux liés à la gestion du domaine public et à l’occupation des espaces réservés aux infrastructures stratégiques. L’emprise d’un aéroport constitue une zone sensible, soumise à des exigences particulières en matière de sécurité, d’aménagement et de respect des règles foncières.

À Bamako, la question de l’attribution des parcelles et de l’occupation des terrains publics demeure un sujet important pour les autorités et les populations. Le verdict rendu dans ce dossier s’inscrit dans le traitement judiciaire des irrégularités foncières présumées et rappelle les conséquences pénales et financières auxquelles peuvent être exposés les responsables reconnus coupables.

Les suites de cette affaire pourraient notamment porter sur l’exécution des décisions judiciaires et des mesures de démolition prévues. Le dossier reste ainsi un point d’attention dans le débat sur la protection du domaine public et la responsabilité des acteurs chargés de la gestion foncière au Mali.

Kadidiatou Almihdi

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