Cette réforme devrait diversifier les modalités d’exécution des peines et contribuer à la décongestion des établissements pénitentiaires.
Confronté à la surpopulation dans plusieurs établissements pénitentiaires, le Mali envisage de recourir à de nouvelles alternatives à l’incarcération, notamment au bracelet électronique. Le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a indiqué, ce mercredi 16 septembre 2026, que la mise en œuvre de ce dispositif s’inspire notamment de l’expérience du Sénégal.
Le bracelet électronique doit permettre aux personnes éligibles de poursuivre leur parcours de réinsertion tout en restant soumises au suivi et aux obligations fixés par la justice. Le dispositif constitue ainsi un moyen de concilier l’exécution des décisions judiciaires avec certaines mesures alternatives à l’incarcération.
Au-delà de la décongestion des établissements pénitentiaires, l’introduction de la surveillance électronique s’inscrit dans une réflexion plus large sur la modernisation de l’administration pénitentiaire et l’adaptation du système judiciaire aux nouveaux défis auxquels il est confronté.
Dans cette perspective, une délégation du ministère malien de la Justice et des Droits de l’Homme a effectué une mission de travail au Sénégal, du 31 août au 8 septembre 2026, afin de s’inspirer de l’expérience sénégalaise en matière de surveillance électronique et de port du bracelet électronique.
La délégation était conduite par le Général Sou Daou, Directeur général de l’Administration pénitentiaire (DGAP). Elle comprenait notamment Moussa Kissima Traoré, Directeur des Finances et du Matériel (DFM), ainsi que Banzani Dembélé, Directeur de la Cellule de Planification et de la Statistique (CPS).
Cette démarche intervient alors que le nouveau Code pénal malien prévoit désormais le recours au bracelet électronique, ouvrant la voie à une diversification des mesures d’exécution des peines.
Nana Kadidia Koné









