Le gouvernement tchadien a officiellement annoncé le 27 juillet 2026 son retrait de la Cour pénale internationale (CPI), marquant un tournant dans ses relations avec la juridiction basée à La Haye. Dans une notification adressée au secrétaire général des Nations unies, N’Djamena a confirmé son intention de quitter le Statut de Rome, le traité fondateur de la CPI.
Dans un communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères, les autorités tchadiennes justifient cette décision par ce qu’elles qualifient de « justice à géométrie variable ». Selon le gouvernement, la Cour ferait preuve de « sélectivité » dans le traitement des dossiers, concentrant l’essentiel de ses enquêtes et poursuites sur les pays africains, au détriment d’autres régions du monde où des crimes graves auraient également été commis.
Pour N’Djamena, cette situation remet en cause le principe d’impartialité qui devrait guider le fonctionnement de la justice pénale internationale. Les autorités estiment que la CPI ne garantit plus une application équitable du droit et qu’elle s’éloigne de sa mission initiale de lutte contre l’impunité.
Le retrait du Tchad s’inscrit dans un contexte de critiques récurrentes formulées par plusieurs États africains à l’encontre de la Cour. Depuis plusieurs années, certains gouvernements dénoncent un déséquilibre dans les procédures engagées par la CPI, estimant que le continent africain est ciblé de manière disproportionnée. Si certains pays ont déjà envisagé un retrait par le passé, peu ont effectivement franchi le pas.
Cette décision pourrait raviver le débat sur l’avenir de la justice pénale internationale et sur les réformes réclamées par plusieurs États membres afin de renforcer la crédibilité, l’indépendance et l’universalité de la Cour pénale internationale.









