Après leur intervention au Nigeria, les États-Unis menacent désormais d’intervenir en Iran. Le président américain, Donald Trump, a averti les autorités iraniennes que toute répression violente contre des manifestants pacifiques entraînerait une réaction américaine.
Cette déclaration intervient alors que l’Iran est secoué par des protestations liées à la forte dépréciation de la monnaie nationale et à la dégradation de la situation économique. Donald Trump a précisé que les États-Unis interviendraient si les forces iraniennes recouraient à la force contre les manifestants.
Face à ces menaces, l’Iran a vivement réagi. Ce vendredi 2 janvier, Ali Shamkhani, conseiller du guide suprême iranien, a affirmé que toute intervention américaine en Iran constituerait une « ligne rouge » et provoquerait une « riposte ».
Alors que Washington se dit prêt à agir, les autorités iraniennes mettent en garde contre toute tentative d’ingérence étrangère. Elles estiment qu’une intervention américaine porterait atteinte à la sécurité de l’Iran et déclencherait une réponse ferme.
Selon les responsables iraniens, Donald Trump doit également prendre en compte le fait qu’une ingérence dans les affaires internes de l’Iran risquerait de déstabiliser l’ensemble de la région et de nuire aux intérêts américains.
Les manifestations ont débuté le 28 décembre 2025, lorsque des commerçants du Grand Bazar de Téhéran sont descendus dans la rue pour protester contre la chute de la monnaie nationale et les difficultés économiques. Le mouvement s’est ensuite étendu à plusieurs villes du pays.
De son côté, le président iranien a reconnu la responsabilité du gouvernement dans la crise économique actuelle. Il a appelé les responsables à ne pas accuser des acteurs extérieurs, notamment les États-Unis. Les manifestations ont fait trois morts et treize policiers blessés.
Abdoulaye Maïga









