Le gouvernement nigérien a pris une décision marquante le vendredi 14 mars 2025 en ordonnant l’expulsion des responsables des entreprises chinoises Soraz (raffinerie de Zinder), CNPC (China National Petroleum Corporation) et Wapco, qui gère l’oléoduc pour l’exportation du pétrole. Ils ont reçu un délai de 48 heures pour quitter le territoire.
Les autorités nigériennes expliquent que cette expulsion fait suite à des accusations selon lesquelles ces entreprises nuisent aux intérêts du peuple nigérien en violant les lois en vigueur.
En réagissant fermement, le gouvernement nigérien envoie un message clair : il ne tolérera aucune ingérence dans ses affaires économiques, qu’elle provienne de l’Occident ou de l’Orient.
Cette décision va au-delà d’une simple expulsion d’entreprises étrangères. Elle met en lumière la détermination du Niger à affirmer sa souveraineté économique et à défendre les intérêts de ses citoyens face à des pratiques jugées inacceptables. Elle incite également les investisseurs étrangers à respecter les règles locales, sous peine de voir leurs activités compromises.
Cependant, cette mesure pourrait avoir des répercussions importantes sur les relations économiques entre le Niger et la Chine, l’un des plus grands partenaires commerciaux du pays. Les investissements chinois dans le secteur minier et énergétique, en particulier, pourraient être menacés, soulevant des questions sur l’avenir des relations entre les deux nations.
Au-delà des conséquences immédiates, cette décision soulève également des interrogations sur son impact à long terme sur l’économie nigérienne. Si elle reflète une volonté de renforcer la souveraineté économique, elle pourrait aussi fragiliser les investissements étrangers nécessaires à la croissance du pays. Le temps dira si cette posture ferme sera bénéfique ou si elle engendrera des tensions diplomatiques et des conséquences économiques inattendues.
Fatoumata Tall