Au Togo, dans la région des plateaux Ouest, 43 élèves identifiés comme responsable de grossesse sur leurs camarades filles en milieu scolaire ont été exclu de l’école pour l’année scolaire 2024-2025 par la Direction régionale de l’éducation.
C’est une décision disciplinaire et radicale prise par les autorités en charge de l’éducation au Togo.
Cette décision prise le 11 Mars 2025 s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la recrudescence du fléau de grossesses dans les établissements de la région éducative des plateaux et à favoriser une scolarisation de la jeune fille dans la sérénité.
Ses élèves reconnus comme auteurs de ces grossesses, sont des élèves du primaire, du collège et du lycée. Et plusieurs établissements de la région notamment Badou, Adeta et Kpalimé sont concernés par ce fléau. Ce qui démontre la gravité du problème et la nécessité d’une action forte et immédiate.
Selon le communiqué de la Direction régionale de l’éducation, Toute réinscription de ces élèves dans un établissement de la région éducative à la fin de cette période de sanction, sera subordonnée à la prise d’un engagement écrit de ces derniers et d’un parent ou tuteur.
Au-delà de l’exclusion, ces sanctions visent à dissuader les comportements irresponsables et à préserver le parcours éducatif des jeunes filles. Elles permettent également de lutter contre le décrochage scolaire lié aux grossesses précoces et d’assurer un cadre d’apprentissage serein.
Pour rappel, les cas de grossesses en milieu scolaire sont une réalité au Togo. De 2020 à 2023, le ministère des enseignements primaire, secondaire, technique et de l’artisanat a recensé 8 631 cas à travers le pays. 2 025 cas ont été recensés au lycée, 6 080 au collège et 526 au primaire, soulignant ainsi l’ampleur du phénomène et du défi à relever.
Abdoulaye Maïga