Nous sommes en période d’hivernage et durant cette période, la commercialisation du maïs est très développée. Dans les marchés, aux bords des goudrons , partout où l’on va on rencontre un marchand sur place.
Grâce à la commercialisation de ce céréale, les marchands et vendeuses se frottent bien les mains.
Partout à travers les marchés de la capitale, des villages, ou au bord des routes, les femmes et les jeûnes filles s’adonnent fort à la vente de maïs frais. Mais dans cette activité, un tour suffit pour changer la donne.
Selon Kadiatou Kanté, une vendeuse grossiste au marché de Sébénikoro, ce n’est pas encore trop la saison de maïs, c’est à partir du mois prochain et surprochain. << Nous avons des difficultés parce que nos maïs viennent de plusieurs localités. Nous les achetons à Sikasso et de Manigala à des coûts très élevés. Nous demandons aux cultivateurs de diminuer le prix de maïs pour que nos clients puissent en avoir à moins cher.>> a-t-elle ajouté.
Pour appuyer les dires de Kadiatou Kanté, Sanata Kanté, une autre vendeuse grossiste de maïs au marché de Sébénikoro déclare que : << Nous achetons le maïs dans le champs. Les cultivateurs nous les donnent cher. Et c’est ce que nos clients n’arrivent pas à comprendre. Les éclats de voix sont fréquents entre nous pour décrocher de quoi avoir à vendre. >>. Elle révèle qu’elle fait ce métier pendant les vacances pour aider sa mère.
Actuellement le maïs est cher, même pour les revendeuses. Qui parmi elles, il y’a des femmes qui quittent chez elles vers 3h du matin mais elles ne trouvent le maïs que vers 16h ou 17h.
<< Nous sommes tous des Maliens, nous demandons aux cultivateurs de diminuer le prix du maïs on fait cette activité afin de subvenir à certains besoins.>> a insisté Rokia Keïta revendeuse de maïs.
<< On achète 5 maïs à 500f et nous avons du mal à revendre à nos clients et ce n’est pas bénéfique pour nous.On leur demande de diminuer le prix du maïs car ça se cultive chez nous. » a martelé Tanti Traoré en s’appuyant sur les propos de Rokia Keïta.
Malgré toutes ces difficultés qu’elles subissent pour pouvoir exercer leur activité, ses femmes et ses jeûnes filles continuent de pratiquer cette activité afin de subvenir à certains besoins.
Zénébou Gueye