Depuis plusieurs mois, les habitants du quartier de Koulouba Sokonafing, à Bamako, font face à une pénurie d’eau persistante. Une situation qui complique fortement le quotidien des populations et suscite colère et incompréhension.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, les robinets restent à sec pendant de longues périodes. Une réalité qui s’inscrit dans un contexte plus large, alors que plusieurs quartiers de la capitale malienne sont confrontés à une crise d’approvisionnement en eau potable.
Un quotidien devenu difficile
Dans les concessions, la quête de l’eau est désormais une priorité. Les habitants se lèvent parfois au milieu de la nuit dans l’espoir de voir couler quelques gouttes. « Cela fait presque une semaine que nous n’avons pas d’eau ici. Nous sommes obligés d’acheter des bidons à des prix élevés », confie Awa Diarra, mère de famille.« Même pour cuisiner ou laver les enfants, c’est devenu compliqué. »
Même constat chez Moussa Diallo, un jeune du quartier : « On passe des heures à chercher de l’eau. Parfois, on se rend dans d’autres quartiers avec des bidons. C’est vraiment fatigant. »
Des dépenses supplémentaires pour les ménages
Face à cette situation, de nombreuses familles se tournent vers les vendeurs d’eau ou les charretiers, une solution coûteuse, surtout en période de forte chaleur.
« Avant, on utilisait l’eau du robinet sans problème. Aujourd’hui, on dépense chaque jour pour acheter de l’eau. Ce n’est pas facile pour nous », explique Fatoumata Traoré, vendeuse.
Dans certains cas, l’eau n’est disponible que tard dans la nuit, comme cela a déjà été observé dans d’autres quartiers de Bamako, où les coupures peuvent durer de 24 à 48 heures.
Une situation qui interpelle
Cette pénurie intervient dans un contexte de forte demande en eau, notamment durant la saison chaude. À Bamako, la capacité de production reste insuffisante face à la croissance démographique, entraînant des coupures fréquentes, en particulier dans les zones en hauteur.
Les habitants de Koulouba Sokonafing lancent ainsi un appel aux autorités et à la société en charge de la distribution d’eau pour une intervention rapide.
« L’eau, c’est la vie. On ne peut pas continuer comme ça », insiste un chef de famille du quartier.
Un besoin urgent de solutions durables
Alors que les pénuries deviennent récurrentes dans plusieurs zones de la capitale, certains observateurs appellent à des mesures urgentes, notamment la mise en place de systèmes de ravitaillement d’urgence et une meilleure planification de la distribution.
Pour les habitants de Koulouba Sokonafing, l’urgence est claire : retrouver un accès régulier à l’eau potable, indispensable à leur quotidien.
Aïcha Diakité stagiaire









