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Femafoot : Mahazou Baba Cissé, seul espoir pour un football malien en renouveau ?

À la Fédération malienne de football, l’élection présidentielle du 16 avril approche à grands pas. Loin d’être une simple formalité, ce scrutin devrait tracer la voie du football malien pour les années à venir, entre renouvellement générationnel et défis structurels.

Un processus électoral strict

Le déroulement de cette élection est encadré par des règles rigoureuses. Selon Baba Cissouma, journaliste sportif, l’appel à candidatures est lancé par le secrétariat général.« Les prétendants doivent fournir un acte de naissance, un certificat de nationalité, un casier judiciaire vierge, un certificat de résidence, et obtenir le parrainage de cinq clubs professionnels ainsi que de deux ligues régionales » a-t-il informé

Sans ces pièces, les candidatures sont jugées irrecevables. C’est le cas de trois postulants, à l’exception notable de Mahazou Baba Cissé, seul candidat retenu.

Un projet axé sur la réforme du football

Que propose concrètement Mahazou Baba Cissé pour transformer le football malien ? Porteur d’un programme structuré autour de onze axes, il met l’accent sur la formation des jeunes, la crédibilité de l’arbitrage les maîtres du jeu , l’encadrement des clubs, la professionnalisation du secteur et l’unification des acteurs.

« Ce n’est pas seulement un projet sportif, c’est aussi un projet de gouvernance », résume Baba Cissouma.

Des attentes fortes des supporters

Au-delà des discours, les attentes sont nombreuses. Interrogés, plusieurs supporters maliens expriment leurs espoirs.

« Le candidat a prouvé sa valeur en créant un centre de formation. J’attends de lui le respect des textes et davantage d’engagement », affirme M. Guindo.

M. Seydou Dante un citoyen insiste sur les bases : « Il faut penser aux jeunes et aux clubs de quartier. Le Mali regorge de talents. S’il leur donne la priorité sans favoritisme, le pays pourra remporter des titres. Sinon, il échouera comme ses prédécesseurs. »

Dans le même esprit, Djelimory Dante estime : « Il ne suffit pas de changer de dirigeant. Il faut assainir la Femafoot, sinon rien ne changera. »

Un tournant attendu

Unis dans leur message de paix, de formation et de transparence des supporters et observateurs estiment que le futur président sera jugé sur ses actes.

À quelques jours du vote, la Femafoot retient son souffle, tandis que les passionnés de football espèrent un véritable renouveau.

Baba Bouaré, stagiaire

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