En Guinée, l’absence prolongée du président Mamadi Doumbouya continue de susciter interrogations et spéculations au sein de l’opinion publique. Parti le 13 février pour participer au sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, le chef de l’État n’a pas encore regagné Conakry, alors même que le premier gouvernement issu de son élection vient d’être installé.
Cette situation, jugée inhabituelle par certains observateurs, intervient dans un contexte politique sensible, marqué par la fin de la transition et le lancement d’une nouvelle phase institutionnelle. Sur les réseaux sociaux et dans certains cercles politiques, l’absence du président a alimenté diverses rumeurs, notamment sur son état de santé.
Face à ces préoccupations, le Premier ministre Amadou Oury Bah est monté au créneau pour rassurer. Il a indiqué avoir échangé avec le chef de l’État ce lundi, affirmant que celui-ci se porte bien et reste pleinement informé des dossiers majeurs du pays. « Le président suit de près l’actualité nationale et demeure en contact permanent avec ses collaborateurs », a-t-il assuré.
Selon le chef du gouvernement, cette absence prolongée s’explique par une période de repos volontaire. Après près de quatre années de transition marquées par de fortes tensions politiques, sécuritaires et sociales, le président aurait choisi de s’accorder un temps de récupération afin de reprendre ses fonctions avec davantage de sérénité.
Dans un souci de discrétion, les autorités n’ont pas souhaité communiquer sur le lieu exact de séjour du chef de l’État, évoquant la nécessité de préserver sa tranquillité. Toutefois, le Premier ministre a précisé que le retour de Mamadi Doumbouya en Guinée est attendu « dans le courant de la semaine prochaine, avec l’aide de Dieu ».
En attendant, le gouvernement assure que le fonctionnement de l’État se poursuit normalement et que les institutions restent pleinement opérationnelles.
Zénébou GUEYE









