Dans la nuit du 25 février, le détroit du Pas-de-Calais a de nouveau été le théâtre d’importantes opérations de sauvetage. Au total, 119 migrants ont été secourus après plusieurs tentatives de départ d’embarcations depuis le littoral nord de la France, illustrant la persistance et la dangerosité des traversées clandestines vers le Royaume-Uni.
Les interventions ont mobilisé d’importants moyens maritimes, sous la coordination du CROSS Gris-Nez. Ont notamment été engagés le canot tous temps Jean Bart II de la SNSM de Dunkerque, les patrouilleurs Pluvier et Flamant de la Marine nationale, des unités de la Gendarmerie maritime, ainsi que le remorqueur Abeille Normandie.
Trois embarcations ont été interceptées dans des conditions jugées critiques par les autorités. Sept personnes ont été secourues au large de Malo-les-Bains, 86 au large de Calais et 26 près de Boulogne-sur-Mer. Selon les services de secours, les migrants n’acceptent généralement l’assistance française qu’en situation d’extrême urgence, leur détermination à rejoindre le Royaume-Uni demeurant intacte.
Ces nouveaux sauvetages rappellent que le détroit du Pas-de-Calais figure parmi les zones maritimes les plus fréquentées au monde, avec des conditions de navigation particulièrement complexes, quelle que soit la saison. Pour des embarcations souvent précaires et surchargées, le moindre incident peut rapidement tourner au drame.
Aïcha Diakité, stagiaire









