Une large coalition de 80 États a condamné, à l’Organisation des Nations unies, l’expansion de ce qu’ils qualifient de « présence illégale » d’Israël en Cisjordanie occupée, accentuant la pression diplomatique sur le gouvernement israélien dans un contexte de fortes tensions régionales.
Dans une déclaration conjointe présentée devant les instances onusiennes, ces pays ont estimé que la poursuite et l’élargissement des implantations israéliennes compromettent les perspectives d’une solution à deux États et constituent une violation du droit international. Les signataires appellent Israël à cesser toute activité de colonisation et à respecter ses obligations au regard des résolutions pertinentes des Nations unies.
Cette initiative intervient alors que la situation sur le terrain demeure volatile, marquée par des affrontements sporadiques, des opérations militaires et une dégradation continue des conditions de vie des Palestiniens. Pour de nombreux diplomates, l’extension des colonies en Cisjordanie est perçue comme un obstacle majeur à la reprise de négociations de paix crédibles.
Israël, de son côté, conteste régulièrement l’usage du terme « illégal » pour qualifier sa présence dans ces territoires, invoquant des considérations historiques et sécuritaires. Les autorités israéliennes affirment que le statut final de la Cisjordanie doit être déterminé par des négociations directes entre les parties.
La mobilisation de 80 pays illustre toutefois une inquiétude croissante au sein de la communauté internationale face à l’enlisement du conflit israélo-palestinien. Si cette condamnation ne s’accompagne pas de mesures contraignantes immédiates, elle renforce le débat diplomatique autour du respect du droit international et de la viabilité d’une paix durable au Proche-Orient.
Maïmouna DAO









