Face à la détérioration humanitaire persistante dans la bande de Gaza, la Belgique hausse le ton. Le gouvernement belge a annoncé qu’il pourrait envisager des sanctions contre israël si le blocage de l’aide humanitaire se poursuit dans les semaines à venir.
Selon les autorités belges, la situation sur le terrain est très difficile et les efforts diplomatiques n’ont jusqu’ici pas permis de garantir un accès sûr et suffisant pour la rentrée des nourritures, de médicaments et d’autres secours vitaux à la population de gaza.
« Si l’obstruction continue, des mesures concrètes devront être envisagées, y compris au niveau européen », a martelé Hadja Lahbib, ministre belge des Affaires étrangères.
Bruxelles affirme que ces sanctions pourraient prendre la forme de restrictions diplomatiques, de révision des accords bilatéraux ou de mesures ciblées contre des responsables israéliens impliqués dans les blocages. La Belgique plaide également pour une coordination renforcée au sein de l’Union européenne afin d’adopter une position commune face à la crise.
Cette prise de position marque un durcissement du ton belge, alors que de nombreuses voix s’élèvent au sein de la société civile et des ONG pour dénoncer ce qu’elles qualifient de punition collective à l’encontre des civils de gaza.
Israël, de son côté, justifie les restrictions par des impératifs de sécurité et accuse le Hamas de détourner l’aide humanitaire à des fins militaires. Mais pour la Belgique, cela ne saurait justifier une crise humanitaire de cette ampleur. Un rapport conjoint de l’ONU et du Croissant-Rouge estime que des centaines de milliers de personnes à Gaza sont aujourd’hui en situation de famine ou de malnutrition sévère.
La Belgique appelle à une solution politique durable et au respect du droit international humanitaire, soulignant que la protection des civils doit rester une priorité absolue, quels que soient les contextes sécuritaires.
Maïmouna DAO