Au cœur de Gaza, la mort ne frappe plus seulement sous les bombes : elle ronge lentement, silencieusement, par la faim. Les enfants, aux visages creusés, ne pleurent presque plus. Leurs corps, trop affaiblis, n’ont plus la force. Une famine aiguë s’est installée dans l’enclave, conséquence directe du blocus, des destructions massives, et de l’impossibilité d’acheminer une aide suffisante.
Les hôpitaux, eux-mêmes affamés de médicaments, de carburant et d’électricité, ne peuvent plus répondre. Le personnel soignant choisit qui soigner, faute de moyens. Dans certaines zones, des familles vivent avec un seul repas par jour — parfois juste du pain trempé dans de l’eau.
La situation dépasse l’urgence humanitaire : c’est une crise de conscience mondiale. Car chaque jour où l’inaction persiste, la famine gagne, et des vies s’éteignent dans un silence étouffant.
Maïmouna DAO