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Mali: l’accès des handicaps auditifs à l’information au cœur des échanges.


Au Mali, les personnes vivant avec un handicap auditif constituent 4% de la population générale estimée à 22.395.489 habitants selon le RGPH 5 de 2022.
Les personnes handicapées en général et celles vivant avec un handicap auditif en particulier, sont confrontées à de multiples difficultés.

Dans son article 13, la loi n 2018 – 027 du 12 juin 2018 institue des mesures pour promouvoir l’accès des personnes handicapées au journal et les messages sur la vie de la Nation diffusés sur la télévision publique. Mais de nos jours cette loi n’est pas suffisamment
appliquée selon les constats:
« Nous les personnes vivant avec un handicap auditif, nous comprenons rien sur la TV ORTM » s’est plaint Worokia Maïga, une handicape auditive. Pour elle, normalement sur le l’ORTM, ils doivent avoir des journalistes interprètes des signes ou encore produire une vidéo dans laquelle ils peuvent comprendre les messages .

Lapplication de cette loi nécessite l’implication de toutes les parties prenantes afin que ces personnes handicapées puissent bénéficier davantage de leur droit à l’information: « pour l’application de ladite loi, nous devons tous être impliqués sur les acteurs concernés directement et lutter pour l’inclusion des couches fragiles, les enfants et les femmes », a souligné Bandiougou Danté, président de la maison de la presse.
Pour que les personnes vivant avec un handicap auditif puissent être sur une même longueur d’onde que les autres concernant l’accès à l’information, la chaîne de télévision publique Ortm 1 est en train de mettre en place des mécanismes: « Nous sommes entrain de mettre les dispositifs en place dans notre studio et après nous allons faire appel à deux grands interprètes pourqu’ils puissent interpréter toutes les informations médiatiques diffusés sur ORTM » a rassuré Sidiki Dembélé, le directeur de l’ORTM1.

Même si le nombre des personnes vivant avec un handicap auditif qui n’ont pas accès à l’information médiatique est très faible, selon le juriste Mahamane Mariko, de nos jours les médias d’état qui doivent amorcer le pas sont en marge de permettre à ces personnes d’accéder à l’information. Pour remédier à ce problème,les efforts doivent être doublés.

Diaminatou KOTE

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