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Crise de dépotoirs à Bamako : Le métier des éboueurs en péril.

La propreté des lieux est l’un des facteurs qui donne une bonne image à un pays.

La ville de Bamako est en crise de dépotoirs, face à cette situation, les éboueurs sont obligés de quitter la ville pour déposer les ordures hors de la ville. Chose qui les fatigue beaucoup dû au long trajet qu’ils doivent parcourir. Pour cela, ils sont obligés d’augmenter le prix pour le vidange des poubelles.
De leur côté, la population bamakoise sachant bien cette crise, ne cesse de se plaindre quant à l’augmentation des prix du vidange des poubelles.

La propreté des lieux doit être la priorité de tous, mais chacun veut se débarrasser de ses ordures. Avec la crise, ils sont rares à comprendre la situation et se conformer à cela.
Selon un chef famille, malgré les nombreuses dépenses dont il fait l’objet, il parvient tout de même à payer la vidange de ses poubelles : « Je suis chef d’une grande famille, avec les difficultés financières, vider les poubelles à 4000 francs ou 5000 francs ce n’est pas vraiment facile. On se dispute souvent avec les éboueurs parce qu’ils viennent fixer le prix de certaines poubelles moins remplies à 5000 francs et on est obligé d’accepter pour la bonne propreté de nos lieux. » a  déclaré Aboubacar SOW.

Une longue journée de balade dans de nombreux quartiers, des confrontations avec les clients, un long et dur trajet, une dépense au péage, un entretien avec les forces de l’ordre à la sortie de la ville, voici la routine que les éboueurs font face chaque jour pour gagner quelques sous.
Au final, gagnent-ils vraiment la somme nécessaire pour ce supplice qu’ils endurent chaque jour de leur vie ?

La population est-elle
vraiment au courant des difficultés que traversent ces ramasseurs d’ordures pour demander ces différents prix pour vider les poubelles ?

Fatigue physique,
émotionnelle, risque de maladies et d’infections en voici de nombreux inconvénients de ce métier. Mais comme le dit ce vieil homme, c’est mieux que de ne rien faire de sa journée : « Ce métier contient beaucoup de difficultés, il y a des risques de maladies quand on n’a pas les protections comme les gants et le cache-nez. Et même pour les dépôts, nous passons par les péages qui sont de 500 francs ajouter aux frais pour les gendarmes. Pour gagner de l’argent, il faut pouvoir vider une demi-poubelle à 2000 francs qui équivaut à 8 litres d’essence pour l’aller-retour au dépotoir. Moi, je peux en déduire le prix des condiments mais je n’en gagne pas plus. Nous le faisons pour éviter le chômage. »
La crise de dépotoir fait partie des phénomènes qui font grincer les dents dans la ville de Bamako.
Ce fléau met beaucoup en péril le métier des éboueurs dont la routine est de quitter la ville pour le dépôt des ordures hors de la capitale. Ils traversent de nombreuses difficultés dans ce métier qui les coûtent autant cher afin de subvenir aux besoins de la famille évitant par cette occasion également le chômage.
Espérant un changement positif, ces éboueurs essayent tant bien que mal de maintenir le courage et la force pour continuer dans ce métier et arranger également la population pour une bonne propreté chez tous.


MANE Fatoumata KINE

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