L’épouse du président déchu Ali Bongo et ex-Première dame gabonaise a été inculpée de blanchiment de capitaux et maintenue en résidence surveillée, selon une annonce faite ce jeudi 12 octobre 2023 par le procureur de la République de Libreville, André Patrick Roponat.
Selon la chaine de télévision française France 24, l’armée gabonaise avait accusé l’ex-première dame et son fils, Noureddin Bongo Valentin, d’avoir manipulé le chef de l’État.
Le 18 septembre dernier, le général Oligui avait indiqué que la Première dame et Noureddin ont gaspillé le pouvoir d’Ali Bongo.
《 Parce que depuis son AVC, ils ont falsifié la signature du président, ils donnaient des ordres à sa place en plus du blanchiment d’argent et de la corruption. 》avait-il indiqué.
Le fils d’Ali Bongo Noureddin Bongo Valentin, avait été arrêté le mardi 19 septembre et incarcéré dans la prison centrale de Libreville. Présenté comme le successeur potentiel de son père à la tête du Gabon, il avait été coordinateur à la présidence puis conseiller stratégique d’Ali bongo au Parti démocratique gabonais (PDG).
Noureddin Bongo Valentin avec d’autres hauts responsables, est accusé de « haute trahison contre les institutions », « détournement de fonds publics », « malversation financière internationale en bande organisée », « faux et usage de faux», « falsification de la signature du président », « corruption active » ou encore « trafic de stupéfiants ».
« Madame Sylvia Bongo Ondimba Valentin a comparu le jeudi 28 septembre devant le juge d’instruction qui l’a inculpée de blanchiment de capitaux, recel, faux et usage de faux (…) avant qu’une assignation à résidence ne soit ordonnée », a déclaré ce jeudi 12 octobre le procureur de la République de Libreville, André Patrick Roponat, dans une allocution succincte sur les chaînes de télévision publiques, rapporte « France 24 ».
La Franco-gabonaise, avait été placée en résidence surveillée à Libreville, mais isolée de son époux. Ses avocats avaient déposé une plainte à Paris, dénonçant une « détention arbitraire » et une « prise d’otages ».
Selon le procureur Roponat, « Les enquêtes se poursuivent et d’autres interpellations et inculpations sont envisagées ».
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Source : Anadoly Agency