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Coopération France-Afrique : le sentiment anti-français gagne du terrain.

Sur le continent africain, le sentiment anti-français est de plus en plus fort. Des agissements qui portent à croire que le pays colonisateur n’est plus la bienvenue. Le dimanche 19 février 2023, l’armée burkinabè a annoncé la fin des opérations de la force française Sabre. En seulement quelques mois, les militaires français ont été contraints de quitter le Burkina-Faso et le Mali alors que le sentiment anti-français grandit en Afrique  francophone.

De Bamako à Bangui en passant par N’Djamena, et, Ouagadougou : partout en Afrique, le sentiment anti-français grandit et se manifeste de plus en plus violemment.
Tout à commencer quand le gouvernement malien a décidé d’expulser l’ambassadeur de France, après une nouvelle escalade des tensions entre Bamako et Paris.La suspension définitive de RFI et France 24 intervient alors que les autorités de la transition a accusé, mardi 26 avril 2023, l’armée française d’espionnage et de subversion après la diffusion par l’état-major français de vidéos tournées par un drone à proximité d’une base militaire du centre du Mali. S’en est suivi également les attaques contre l’ambassade de France à Ouagadougou et l’Institut Français de Bobo Dioulasso, le 1er octobre 2022, les manifestations régulières au Mali, au Burkina Faso ou au Niger contre la présence française, est l’illustration parfaite du sentiment anti-français bien ancré en Afrique francophone et qui, sans doute prend de l’ampleur aujourd’hui, un sentiment au vu et au su de tous, est ressenti par une majorité de la population dénonçant la présence française sous toutes ses formes, militaire, en premier lieu, mais également diplomatique et économique. Après  l’interdiction, le 03 décembre 2022 de la radio RFI au Burkina Faso , de l’interdiction d’exercices au Mali des ONG recevant des fonds français. Près d’un an après le début du retrait des troupes de l’opération Barkhane du Mali, et quelques mois après un départ de la Centrafrique, c’est désormais le Burkina Faso qui rejette la présence militaire français, venue soutenir la lutte contre les groupes djihadistes qui sévissent au Sahel.  La dernière en lice était l’expulsion le 18 février 2023 en Tunisie, sur décision du Président de la République, la secrétaire générale de l’Union des syndicats européens, Esther Lynch, est déclarée persona non grata.
Actuellement, entre le sentiment anti-français, des putschs à répétition, des militaires au pouvoir et un rapprochement avec la Russie, le Burkina Faso est-il dans les mêmes dymanismes que le Mali?
Serait-il enfin une prise de conscience des africains ?
En tout cas , La vague de ressentiment antifrançais gagne du terrain aujourd’hui en Afrique.
Aminata Y Coulibaly

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