Une nation qui lit est une nation qui gagne dixit Nelson Mandela.
Sauf que pour pouvoir lire, il y a toute une chaîne constituée d’auteur, d’éditeur et jusqu’au libraire.
Depuis un moment au Mali, certains libraires sont confrontés à d’énormes problèmes liés à la technologie.
Fousseyni Coulibaly est un libraire, il a relaté : 《 Une fois que la rentrée arrive, il n’y a plus de marché. Alors que l’argent que les élèves ou les étudiants mettent dans le téléchargement d’un livre est trop. La technologie joue beaucoup sur nous.》
Les établissements scolaires ont également leur part de responsabilité dans la mévente des livres, nous explique Ibrahima :《Ce qui joue sur notre métier ce sont les établissements scolaires qui se sont transformés en librairie. Auparavant, c’étaient les parents qui achetaient les fournitures scolaires de leurs enfants mais tel n’est plus le cas.》
Malgré les difficultés, le libraire Moustaphe arrive a s’en sortir. Selon lui, la jeunesse devrait lire davantage.
《En ce qui concerne les préférences au niveau des livres, cela dépend de l’environnement dans lequel nous nous trouvons》 nous dit Istafada, un amateur de la lecture.
Se cultiver dépend aussi de la lecture. Et pour cela il faut que les libraires arrivent à bien joindre les deux bouts. De nos jours, les librairies par terre sont aussi des moyens rapides d’avoir accès aux différents libres.
Fatoumata Sissoko.