Enlevé le 17 janvier à Yaoundé par des inconnus, le corps de Martinez Zogo a été retrouvé portant des traces de tortures à proximité de Yaoundé.
La voix de Martinez Zogo, les auditeurs de la radio Amplitude FM ne l’entendront plus. La presse camerounaise porte le deuil d’un de ses fils, assassiné par des inconnus.
Martinez Zogo, 50 ans, était le directeur général de la radio privée Amplitude FM, basée à Yaoundé, et l’animateur d’une émission quotidienne très suivie, « Embouteillage ».
Il avait disparu mardi 17 janvier après avoir animé à la radio. Son corps a été découvert tôt dimanche matin à Ebogo 3 dans la banlieue de Yaoundé.
Cet assassinat lâche et barbare du journaliste Martinez Zogo a créé une vive émotion au Cameroun et au-delà. Zogo disait avoir relevé plusieurs irrégularités, certaines personnalités camerounaises seraient impliquées et ce travail d’enquête du journaliste pourrait être une raison de son assassinat.
Réagissant à l’enlèvement et la mort du journaliste, le journal camerounais » Camerbe » estime avoir pris connaissance de l’autopsie réalisée sur la dépouille mortuaire de Martinez Zogo, relevant que les résultats font « froid au dos, et sont insoutenables ».
Selon ce même journal, le corps du journaliste Zogo a subi plusieurs tortures et des mutilations atroces de la part de ses bourreaux.
Quant aux autorités camerounaises, il s’agit d’un « crime odieux, inqualifiable et inadmissible, et qui ne peut se justifier sous aucun prétexte ».
Le porte-parole du gouvernement camerounais, Emmanuel René Sadi, affirme que le corps de Zogo « a visiblement subi d’importants sévices corporels » selon une autopsie effectuée dimanche à l’hôpital central de Yaoundé.
Même si les causes du meurtre de Martinez Zogo ne sont pas encore dévoilées, le journaliste et leader syndical Thierry Eba pense que ce dernier a été victime de la « guerre des clans » au sommet de l’Etat.
Aminata Y Coulibaly