Les coupures intempestives d’électricité règnent à Bamako depuis le mois de novembre décembre dernier. Ces coupures impactent négativement la quasi-totalité des activités humaines puisque l’électricité est consommée par presque tous les secteurs au quotidien.
Pour beaucoup, ce delestage est clairement une perte économique « Les coupures d’électricité nous causent beaucoup de désagréments, et ça joue sur notre clientèle. Ici au Mali, on travaille au jour le jour, on ne peut pas se permettre. La perte d’une journée de travail équivaut à trois jours » a annoncé Mamadou Haïdara, un réparateur de téléphones.
De même pour Fatoumata Traoré, une restauratrice, ces coupures d’électricité empêchent des fois les meuniers à moudre leurs céréales, ce qui affecte aussi leur marché. « Je vend du to et de la viande. Les coupures nous empêchent de conserver le reste de nos nourriture dans le congélateur et cela revient à une perte » affirme madame Traoré.
Au niveau des ateliers de couture, l’atmosphère morose créée par le delestage entre les clients et les couturiers semble insupportable selon Philippe, qui doit faire face à des invectives de ces clients mécontents des rendez-vous faussés
Dans les structures sanitaires, le delestage peut engendrer des pertes de vie humaine, puisque les groupes électrogènes ne sont suffisamment pas alimentés pour tenir certains traitements dans tout un hôpital, selon l’ingénieur biomédical, Tiendrai Diéffaga.
De novembre à début janvier, les pertes économiques s’aggravent dans des nombreuses secteurs d’activités provoqués par les coupures intempestives d’électricité. Après plusieurs tentatives pour avoir la version des responsables de l’EDM sa sur les causes réelles de ses coupures d’électricité, elle a refusé de nous accorder l’interview. Pour le moment tout le monde s’attend à une solution adéquate pour palier à ce problème qui ne se pose d’habitude qu’en saison chaude.
Kadidiatou SOW