Au marché de Djicoroni para dans la capitale malienne, détaillants, consommateurs, tous se plaignent de la cherté des condiments depuis quelques mois. Nous avons demandé l’avis de certains habitants de la capitale.
Selon la population malienne, difficile de faire des achats avec les mêmes coûts de popote depuis un certain temps. Mme Penda Martine Diakité, ménagère nous confie que les temps sont durs actuellement pour les femmes de ménages, « vraiment tout est cher maintenant difficile pour nous de faire le marché sans contrainte » ajoute-t-elle. Mohamed Cissé, venu acheter de la viande, affirme que les prix ont grimpé « aujourd’hui tout a augmenté le kilo de la viande qui était à deux mille deux cents francs CFA, aujourd’hui nous l’achetons à deux mille sept cents. Ce n’est vraiment pas facile. »
Si cette cherté n’est niée par personne, d’autres pensent que ces difficultés sont dues à la situation sécuritaire du pays qui n’est plus un secret. Pour M. Issa Thera, parker, cette situation a un rapport direct avec la crise sécuritaire. « Dans différentes parties du pays, la population n’arrive plus à cultiver. Dire que des gens se fatiguent à faire la culture des céréales et les terroristes les brûlent voire même empêchent d’autres cela diminue la production et accroît les frais d’achats. » affirme-t-il.
Pour Oumar Ouologueme vendeur de viande, la crise du centre joue beaucoup sur le prix de la viande. Car avant il partait chercher ses bœufs lui-même, ce n’est plus le cas. « Si avant l’accès au centre était facile ce n’est plus le cas avec cette guerre incessante. Sinon j’avais les bœufs à moindre coût et je les vendais à bas prix. » explique-t-il.
Malgré cette situation connue, des uns, les clients s’indignent et les marchands à leur tour regrettent de voir leurs chiffres d’affaires fléchir de jour en jour. « Nous avons de moins en moins de clients qu’avant. Même ceux qui s’approvisionnaient pour le mois ne viennent plus en nombre » affirme Mme sayon Keita, d’un ton désolant.
Même si selon plusieurs sources, cette augmentation des prix ne concerne pas que le Mali, la population malienne lance un cri de cœur envers les autorités de la transition pour un dénouement rapide de la situation.
Assetou Founè SAMAKÉ