Le spiderman malien, Mamadou Gassama, l’homme qui, selon les rumeurs et les réseaux sociaux vit dans la précarité et en chômage, était sur Actuel Média ce samedi 21 août 2021 pour clarifier toute la situation au téléphone.
Face à Ras Kebe dans l’émission ´´ On en parle´´ le super-héros malien ne tourne pas autour du pot, << Effectivement le président m’a fait intégrer au sapeur-pompier après une formation et sous un contrat de 10 mois. Après 6 mois de travail, je suis tombé malade ce qui a fait que j’ai dû suspendre mon travail. Depuis, je suis un traitement. Je travaillais seulement une fois par semaine par faute de mon illettrisme. Même demain si mon traitement s’achève, je vais intégrer le sapeur-pompier par voie d’un autre contrat, s’ils acceptent.>>
Depuis 2018 Mamadou Gassama a eu une renommée planétaire. Grâce à l’enfant de 4 ans qui a failli tomber de l’étage qu’il a sauvé de justesse avec beaucoup de courage. Reconnaissant de ce qu’il a fait, le président français Emanuel Macron lui avait promis de le faire intégrer dans le sapeur-pompier en France.
Cette précarité et ce chômage, qui circulent sur les réseaux et dont parlent les gens sont des propos sans queue ni tête selon le principal intéressé. Il laisse entendre ceci « J’exerce un autre métier qui n’est pas celui du sapeur-pompier depuis ma suspension. »
À l’époque de retour triomphal à Bamako, Mamadou Gassama est félicité par le président Ibrahim Boubacar Keita qui lui remettra 20 000 euros, sur lesquels il ne touchera que 5 000 euros, soient le quart. Le reste de l’argent est introuvable, il pense qu’un proche à l’époque du président, a détourné son argent.
Ce n’est pas tout, « J’ai eu plusieurs trophées à travers le monde, mais je n’en possède aucun. Mes proches, qui étaient mes ménagers, s’en sont accaparé. »
Ces proches se sont servis de lui et de sa situation. Garni de souplesse, il continue de travailler pour affronter tous les défis journaliers. Humble qu’il soit, il défend son honneur et vit heureux avec sa famille en France en gardant l’espoir de retrouver un jour, les voitures de pompiers.
Abdoulaye MAÏGA