L’hivernage étant une période propice aux fruits comme la pastèque, depuis quelques mois, elle inonde les étals et les marchés de Bamako. De forme sphérique et de couleur verte, à chair rouge, jaune verdâtre ou blanche et à graines noires ou rouges, elle s’invite au moment de l’entrée et du dessert. Un fruit bien apprécié par la population. Aussi appeler melon d’eau, la pastèque est un véritable condensé de vitamines A ,B6, etc. Ce fruit juteux favorise la bonne santé des dents, aide à parvenir des dommages cellulaires et permet de prévenir la déshydratation pendant la chaleur. Chaque jour, de passage, on les voit au bord de la route, vendre des pastèques. Ce commerce réunit au quotidien de fidèles clients qui viennent de divers horizons. Tous les matins, Gnamakolo Togo étale ses pastèques aux bords de la route, la jeune vendeuse excelle dans le commerce des fruits depuis plusieurs années. Elle a aussi su fidéliser sa clientèle, elle affirme que « grâce à ce commerce, j’arrive à subvenir à mes besoins et à ceux de ma famille. »
Elle souligne que souvent, il lui arrive de se retrouver avec des pastèques pourries et elle n’a pas d’autre choix que de les jeter, souvent certains clients pensent à tort que la cherté vient d’elle. Le rouge éclatant de la pastèque et son goût exquis laisse rarement indifférents ses consommateurs. Le prix oscille entre 100fcfa à 2000fcfa ça dépend de la quantité, ses gros fruits sucrés et juteux viennent pour la plupart, de Niono,Segou , Sénégal, Macina, kolokani ,Wassolon , Diéma et ailleurs.
Chaque jour, des clients qui viennent dénicher des pastèques, Tièkoro Diarra, vendeur de pastèques à Sebenikoro, ravitaille constamment certains vendeurs ambulants et commerçants de Bamako qui prennent en moyenne une centaine de pastèques à crédit, d’autres ne le paye pas. « Souvent, nous pouvons perdre jusqu’à quatre millions de francs CFA en prêt » continue le vendeur. Il faut savoir que le transport est très cher et qu’ils n’ont pas de place légale pour vendre. Mais avec tout ceci, ils arrivent à générer un bénéfice de 5.000fcfa ou même souvent 15.000fcfa par jour.
Ce fruit délicieux facilite la digestion après les repas, c’est pourquoi plusieurs chefs de famille l’achètent pour le bonheur de leurs enfants. Étant donné qu’elle est bonne pour l’organisme et qu’elle nettoie le bassin, selon Seydou sidibé, acheteur.
La vente des pastèques est devenue une activité populaire dans la capitale, elle est visible presque partout, mais certains marchés sont plus fourmis que d’autres, entre autres: sebinikoro, « soukounikoura » ou encore de Djikoroni para. Les consommateurs et détaillants y trouvent chacun leur compte. Apparemment, il est d’ailleurs difficile de se promener dans les rues sans croiser à un rythme assez fréquent des vendeurs ambulants de pastèques ou communément appelées en bambara « zèrè tigui ». La pastèque est l’un des fruits les plus riches en eau avec 90 % d’eau au total . Elle est idéale pour désaltérer et faire le plein d’hydratation en saison chaude dans un pays chaud.
Nana Kadidia KONÉ