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Bama’art: Abou Guitteye et la mairie de la commune 3, toujours dans le bras de fer

L’activité culturelle Bama’art organisée sur la place du cinquantenaire dans la commune 3 du district de Bamako une fois par mois par africa scène, est devenue aujourd’hui un événement incontournable du quotidien des bamakois. Cette initiative de Abou Guitteye qui comble un grand vide, est aujourd’hui suspendue avec un avenir plutôt menacé.

En effet, le numéro spécial très attendu « Seli fitini » a été annulé. L’organisateur de cette activité culturelle s’est empressé de dévoiler les raisons de cette regrettable annulation lors d’un point de presse samedi 15 mai 2021 dans l’ACI 200. « Bama art est sous pression et subit un chantage de la part de la mairie de la commune 3 ,nous avons donc décidé d’annuler cette édition. » a déclaré le conférencier.
Pourtant l’initiateur Abou Guitteye a affirmé avoir demandé l’autorisation bien avant la première édition en 2018, aux différentes autorités compétentes pour avoir la quiétude de mener ses activités en toute égalité. « Pour l’autorisation nous sommes passés de 50 000 francs CFA à 150 000 puis à 300.000 à la veille de la fête, sans préavis le tarif grimpe à 900.000 francs CFA par la suite. » avoue t-il. Il se dit aussi déçu de ces actes, qu’il qualifie de chantage, il n’est pas seul, ils est naturellement entouré des artistes, à qui profite bien cet événement et ce public jeune et festif.
Pour l’heure les deux camps se jettent les responsabilités , pour la mairie de la commune 3, elle ne fait que respecter la loi pour l’intérêt de la commune. Alou Diabaté, un conseiller municipal et non moins le président de la commission de la gestion de la place du cinquantenaire, nous apprend « Nous leur avons informé que le prix habituel n’était plus suffisant, que le conseil en a décidé ainsi, nous avons fait un délibéré à cette occasion et la copie de ce délibéré est à la disposition de chaque citoyen de la commune 3. La loi demande à la mairie de prélever les 10% de la recette brute des festivités, comme celle-ci, organisée dans la commune. »
La dissension quant à elle, toujours présente, reste à savoir si le Bama’art tant côté des bamakois, aura un après.

Fatoumata DRAMÉ

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